Wrensilva fait partie de ces marques qui ne rentrent pas très bien dans les cases habituelles de la hi-fi. Basée à San Diego, en Californie, elle ne fabrique pas simplement des platines vinyle, ni vraiment des enceintes connectées, ni seulement des meubles design. Son créneau est plus singulier : la console stéréo haut de gamme, entièrement intégrée, fabriquée à la main, qui reprend l’esprit des grands meubles audio des années 1950-1960, mais avec une approche beaucoup plus contemporaine. La gamme actuelle s’organise autour de trois modèles principaux : la M1, vaisseau amiral de la marque, The Standard, plus compacte mais toujours très ambitieuse, et la Studio, pensée comme une version facile à intégrer dans un intérieur moderne. Les prix restent clairement élitistes : la Studio démarre à 9 900 $, The Standard à 14 900 $ et la M1 à 18 900 $.
Le principe est toujours le même : intégrer dans un meuble en bois massif une platine vinyle, une amplification, des haut-parleurs et des entrées modernes. Wrensilva ne cherche donc pas à concurrencer une platine purement audiophile posée sur un meuble découplé, mais à proposer une chaîne complète, élégante et prête à vivre, où le vinyle, le Bluetooth, les entrées auxiliaires et l’écosystème Sonos peuvent cohabiter. Sur la Studio, par exemple, on trouve une platine à entraînement par courroie, un bras en magnésium, une cellule Ortofon 2M Red, une amplification en classe D annoncée à 100 W par canal et des enceintes bass-reflex deux voies intégrées.
L’intérêt audiophile de Wrensilva tient surtout à la manière dont la marque tente de rendre crédible un concept qui, sur le papier, pourrait faire grincer des dents. Intégrer une platine vinyle dans le même meuble que des enceintes pose forcément la question des vibrations, du couplage mécanique et du retour acoustique vers la cellule. Wrensilva répond par une architecture à platine flottante de type split-plinth, un entraînement par courroie et une conception réalisée avec des partenaires audio spécialisés. Les platines intégrées des modèles The Standard et M1 sont fabriquées sur mesure pour Wrensilva par la très sérieuse marque américaine VPI, que nous aimons bien chez ON Mag puisque nous sommes plusieurs à en avoir (ou avoir eu) une au salon. Les cellules phono sont de chez Ortofon, 2M Blue sur The Standard et 2M Black sur la console M1.
Wrensilva ne s’adresse pas d’abord à l’audiophile objectiviste qui veut optimiser séparément chaque maillon de sa chaîne. Elle vise plutôt le mélomane qui veut un bel objet, une vraie présence domestique, une fabrication artisanale et une solution immédiatement utilisable. AnalogPlanet rappelle que les consoles sont fabriquées à la main dans le quartier de Barrio Logan à San Diego, avec des bois sélectionnés localement.
Reste une réserve évidente : à ces niveaux de prix, une chaîne composée d’éléments séparés pourrait probablement aller plus loin en matière de performances pures, de séparation stéréo, d’évolutivité et de maîtrise des vibrations. Mais ce n’est pas tout à fait le sujet. Wrensilva vend une expérience globale : un meuble hi-fi de luxe, une platine intégrée, des enceintes, une amplification, du streaming et un design très travaillé. En somme, une sorte d'objet audiophile californien du XXIe siècle, aussi décoratif que musical, qui assume pleinement de faire de la chaîne hi-fi le centre de la pièce.
((ce post a été écrit en utilisant la traduction et l'aide rédactionnelle de l'IA relue par un homo sapiens sapiens qui pionce presque))
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